Retour sur l’audition française pour l’accueil de l’AMLA

Les auditions pour l’accueil de l’AMLA se tenaient ce mardi 30 janvier, devant le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

Tous les pays candidats ont présenté leur candidature, suivie de quelques questions de la part des membres des deux institutions européennes. La France a clôturé le bal, avec une présentation par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, qui était accompagné d’Alexandra Dublanche, vice-présidente de la région Île-de-France, chargée de l’attractivité et du développement de la région, ainsi que de Robert Ophèle, responsable de la candidature française.

Pendant une demi-heure, la délégation française a présenté les principaux atouts de la capitale pour accueillir la future autorité. Rien de nouveau à ce sujet, les arguments français reposant sur trois piliers, bien rodés désormais :

  • La présence à Paris d’autres institutions clés dans la sécurité financière (le GAFI, l’OCDE, l’EBA), ce qui permettrait de faire de la ville « la capitale de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme » avec l’AMLA

  • La bonne évaluation du dispositif national de LCB-FT par le GAFI lors du rapport de 2022

  • La qualité des infrastructures, notamment de transport, pour accueillir les futurs agents de l’autorité

Bruno Le Maire a par ailleurs mentionné le faible nombre de fonctionnaires européens présents en France – de l’ordre de 1 200 – par rapport aux autres pays proches. Un argument discutable, dans la mesure où le personnel de l’OCDE et du GAFI, mentionnés précédemment, ne dépend pas de l’UE et n’est donc pas inclus dans le décompte.

Les questions à la délégation française ont été plutôt peu nombreuses : aucune de la part du Conseil, quelques-unes côté Parlement européen, notamment s’agissant du coût de la vie à Paris et de certains points d’attention soulevés par le GAFI – en particulier concernant le risque de financement du terrorisme relatif au secteur associatif.

Les institutions françaises s’étaient en tout cas mobilisées pour cette audition, avec des publications de l’ACPR, de la DGT, du directeur général du Trésor et le recours à un hashtag créé pour l’occasion : #AMLAinParis

Prochaine étape : le vote formel et la détermination définitive de la ville-hôte, qui devrait se tenir le 22 février prochain.

Les auditions peuvent être visionnées en replay (pour la partie française, il faut se rendre au segment de 19 heures) depuis le site du Parlement européen.

Mise à jour du 22 février 2024 : il a été décidé par le Parlement européen et le Conseil que la ville de Francfort accueillerait le siège de l’AMLA.

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