Le GAFI publie son rapport annuel 2024-2025

Dans le prolongement de la réunion plénière de février au Mexique, le GAFI a publié un rapport annuel correspondant à la première année de la présidence mexicaine, soit de l’été 2024 à juin 2025.

Ce rapport, très synthétique et assez pédagogique, s’inscrit dans une volonté du GAFI de multiplier les actions de communication et de partager ses réflexions avec ses partenaires, la société civile et le secteur privé : il s’agit pour le groupe de ne plus être uniquement perçu comme une instance de contrôle des juridictions dont la finalité serait la mise à jour de ses listes grise et noire, mais de promouvoir les meilleures pratiques, de mieux comprendre les risques, d’alimenter la recherche et le débat public et d’harmoniser les pratiques au niveau mondial.

A cet égard, le rapport dresse un bilan des nombreux documents thématiques publiés par le Groupe au cours de l’année écoulée, en les mettant en relation avec les évaluations récentes : c’est notamment le cas s’agissant du rapport relatif au financement de la prolifération et au contournement des sanctions, alors que des lacunes importantes ont été observées dans les dispositifs nationaux de certaines juridictions - seuls 16% des pays disposeraient de mesures efficaces pour limiter le risque de prolifération. En ce sens, le document rappelle l’importance d’identifier clairement les propriétaires effectifs des sociétés et à intensifier la sensibilisation et la coopération avec les secteurs non financiers (immobilier, services juridiques, secteurs fortement exposés aux risques de BC-FT, etc.).

Les travaux de fond du GAFI ont également inclus la révision de la recommandation n°16 du Groupe, relative à la transparence des paiements : il est désormais requis pour les juridictions d’inclure des outils de protection contre la fraude financière, menace considérée par le GAFI comme en développement rapide.

Le rapport revient par ailleurs sur les nombreuses initiatives et échanges entrepris ces derniers mois, avec le Secrétariat Général directement ou via le réseau global du GAFI, et incluant des partenaires du Groupe et le secteur privé : campagnes de consultation (650 participants issus de plus de 100 pays impliqués dans les travaux de compréhension des risques liés aux actifs virtuels), travaux au profit de l’inclusion financière, échanges avec le secteur académique s’agissant du risque de terrorisme, etc.

Enfin, l’exercice 2024-2025 du GAFI a évidemment donné lieu à plusieurs évaluations, mais le rapport insiste surtout sur le suivi des évaluations antérieures, dans une démarche d’amélioration continue. Cette approche aurait permis une amélioration globale de la conformité technique aux recommandations du Groupe.

Le rapport se conclut par quelques éléments revenant sur la méthodologie du contrôle et de la mise à jour des listes.

Suivant
Suivant

Plénière du GAFI de février 2026: deux pays ajoutés à la liste grise