Plénière du GAFI de février 2026: deux pays ajoutés à la liste grise
La première plénière de l’année 2026 du GAFI – la cinquième sous la présidence mexicaine – vient de s’achever.
Comme toujours, ces réunions sont l’occasion pour le groupe de mettre à jour sa liste grise : aucun pays n’en est retiré, mais le Koweït et la Papouasie-Nouvelle-Guinée y sont ajoutés. Au-delà de cette mise à jour, la plénière, exceptionnellement tenue à Mexico, a également permis plusieurs travaux de fond, en particulier s’agissant de la lutte contre la fraude et de la compréhension des risques liés aux actifs virtuels.
Liste des juridictions sous surveillance accrue : deux ajouts
A l’issue de missions d’évaluation conduites par le GAFI en 2024 et 2025, et après plusieurs échanges avec le Groupe, le Koweït et la Papouasie-Nouvelle-Guinée ont été ajoutés à la liste des juridictions sous surveillance accrue, plus couramment appelée « liste grise ». Plusieurs défaillances dans le dispositif national de ces deux pays ont été identifiées par les évaluateurs du GAFI : registre des bénéficiaires effectifs incomplet, secteur immobilier Insuffisamment mobilisé aux fins de BC-FT, poursuites judiciaires trop peu nombreuses… des défaillances techniques aux recommandations du GAFI, sanctionnées par cette mise sous surveillance. Les deux pays ont toutefois indiqué déployer un plan stratégique national en matière de BC-FT.
Chose peu commune, aucun pays n’a été retiré de la liste grise à l’issue de cette plénière.
S’agissant des évaluations mutuelles toujours, cette première plénière de l’année a donné lieu à l’adoption de nouveaux rapports d’évaluation (concernant l’Autriche, l’Italie et Singapour), caractérisés par les changements méthodologiques entrepris récemment par le GAFI – les évaluations se focalisant désormais davantage sur les résultats pratiques plutôt que sur la seule conformité technique.
La plénière a par ailleurs approuvé un ensemble de mesures pour améliorer la participation et des organismes régionaux de type GAFI dans les travaux, afin de mieux coordonner les efforts transfrontaliers et de garantir une meilleure cohésion des politiques contre la criminalité financière – un objectif établi depuis plusieurs mois par le Groupe.
Fraude numérique et crypto-actifs : une priorité toujours donnée aux risques émergents
Cette plénière à Mexico a permis l’adoption d’un rapport consacré à la fraude numérique, dans un contexte d’augmentation significative des escroqueries en ligne. Ce document, qui devrait être publié prochainement, acte par ailleurs la volonté du GAFI de se concentrer sur cette typologie de risque dans les prochaines années.
S’agissant des actifs virtuels enfin, deux nouveaux rapports assez techniques ont été adoptés, à paraître dans les semaines à venir: un premier consacré à la compréhension des risques liés aux fournisseurs d’actifs numériques offshore, et un second dédié aux stablecoins et portefeuilles non-hébergés.
Le communiqué du GAFI est accessible sur le site du GAFI.